Le Grand Palais Éphémère signé Wilmotte bientôt prêt à ouvrir ses portes

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Le Grand Palais Ephémère, Kansei TV
© Wilmotte & Associés Architectes.

Débuté à l’automne, le Grand Palais Éphémère dessiné par l’architecte Jean-Michel Wilmotte sort de terre. Érigé sur le plateau Joffre du Champ-de-Mars, en face de la Tour Eiffel, l’édifice provisoire prendra la place du Grand Palais des Champs-Élysées, fermé à partir du mois de mars pour travaux de restauration jusqu’en 2024. D’ici là, les grands événements d’art, de mode et de sport habituellement organisés dans la Nef du Grand Palais, comme la Fiac, la Biennale de Paris, le Saut Hermès ou les défilés de Chanel, se dérouleront dans cette nouvelle construction de 10 000 m2

Le Grand Palais Éphémère jouera également un rôle au moment des Jeux olympiques de 2024. Comme d’autres bâtiments parisiens, il accueillera plusieurs épreuves, dont celles de judo et de lutte, de rugby en fauteuil et de para-judo. Cette opportunité d’utilisation mutualisée du Grand Palais Éphémère par Paris 2024 et la Réunion des musées nationaux – Grand Palais présente d’incontestables vertus écologiques et économiques, en permettant notamment de faire l’économie d’un site temporaire. 

Une construction bois démontable et réutilisable

Pour s’adapter à ces diverses configurations d’événements, la structure proposée par Jean-Michel Wilmotte présente une très forte modularité pour répondre au mieux aux attentes des organisateurs. « Le Grand Palais Éphémère est fait d’une structure autoportante. C’était important pour nous d’avoir un espace totalement dégagé pour des événements qui ne pourront pas accepter d’avoir des poteaux intermédiaires. » Un parti pris architectural qui ne diminue en rien la stabilité du bâtiment pour être à la fois pérenne et démontable. C’est pour cette raison que le bois a été choisi. Ses spécificités techniques garantissent la sécurité et le confort de ses futurs usagers. 

La coque du bâtiment a également été conçue pour absorber les bruits avec un millefeuille composé de panneaux métalliques, de laine de roche, de plaques de plâtre et d’un complexe absorbant. Les arches de bois sont, elles, recouvertes d’une membrane transparente permettant de laisser passer la lumière. Le coût global de cette œuvre inédite, comprenant la construction, l’exploitation mais aussi le démontage, s’élève à 40 millions d’euros. 

À propos de Jean-Michel Wilmotte

Architecte, urbaniste et designer, Jean-Michel Wilmotte est membre depuis 2015 de l’Académie des Beaux-Arts. Fondée en 1975, son agence d’architecture Wilmotte & Associés réunit aujourd’hui avec son studio de design Wilmotte & Industries 250 architectes, urbanistes, designers, muséographes et architectes d’intérieur. Implantés en France, au Royaume-Uni, en Italie et en Corée du Sud, ils réalisent actuellement plus de cent projets dans une vingtaine de pays, avec une forte présence dans les secteurs de la culture, de l’hôtellerie et du tertiaire. 

À la fois engagés dans la préservation du patrimoine architectural et résolument tournés vers l’avenir, Jean- Michel Wilmotte et ses équipes construisent, transforment et mettent en scène aussi bien avec les matériaux naturels et les savoir-faire artisanaux qu’avec les matériaux composites et les techniques de pointe. Une approche et un savoir-faire qu’ils partagent par ailleurs avec les futurs architectes, notamment à travers la Fondation Wilmotte créée en 2005 et le prix W, un concours européen autour de la reconversion du bâti ancien suivant le concept de greffe contemporaine. Découvrez ici les projets de l’agence Wilmotte & Associés Architectes. 

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