La villa Perry et son parc : futur poumon vert de Toulouse ?

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La villa Perry, au style néo-empire, et son jardin extraordinaire de 2 hectares pourraient devenir un futur poumon vert de la Ville rose.

A l’extrémité de la coulée verte des Amidonniers à Toulouse, trône la villa Perry. Nichée dans son écrin de verdure de 2 hectares, cette « villa des palmiers », joyau architectural, pourrait devenir un futur poumon vert de la Ville rose.

INVENTORIES DANS LE FICHIER URBANHIST DU PATRIMOINE TOULOUSAIN

L’avenir de cette maison de villégiature de briques de style néo-empire (Sa construction se situerait autour des années 1880) inquiète. Et notamment les amoureux du quartier et l’association pour la Sauvegarde du quartier Brienne-Bazacle-Amidonniers (ASBBA). Ils ont peur que cet espace boisé aux arbres remarquables et ce bâti exceptionnel, inventoriés dans le fichier UrbanHist du patrimoine toulousain, deviennent « la proie » de promoteurs. Ainsi, ce collectif a alerté le Maire de Toulouse et Président de Toulouse Métropole en demandant à la collectivité de préempter ce site pour qu’il devienne accessible au public. Un lieu qui se muerait ainsi en site majeur au Grand parc Canal.

Jean-Luc Moudenc a avoué « mesurer et partager » l’attachement et l’inquiétude des riverains. Il a toutefois réservé sa réponse quant à la décision de la collectivité, attendant un examen plus en détails du lieu.

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Si ce parc était ouvert au public, il relierait en mode doux la coulée verte, et in fine les quais de Toulouse, aux sites emblèmes des bassins des Filtres et des Ponts Jumeaux.

ET POURQUOI PAS UNE MAISON DE L’EAU?

Si le maire a rassuré en garantissant que le site en zone inondable était inconstructible, il estime que la villa Perry ne serait « pas aménageable en lieu public ». Il a toutefois avoué l’intérêt environnemental du parc. Un jardin qui cacherait sous ses frondaisons un petit pont de style Eiffel, des serres et même une orangerie. Reste que si ce parc était ouvert au public, il relierait en mode doux la coulée verte, et in fine les quais de Toulouse, aux sites emblèmes des bassins des Filtres et des Ponts Jumeaux.

Quid de la villa ? L’ASBBA aimerait que cette maison, dominant le parc de ses colonnes, vaguement doriques aux sobres cannelures, et son escalier majestueux, devienne un lieu culturel et patrimonial. Et pourquoi pas une Maison de l’Eau, évoquant dans ce lieu carrefour l’histoire de Toulouse liée à la Garonne et aux canaux.  L’avenir nous dira…l’avenir de cette villa exceptionnelle.

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