La TSE, Équerre d’argent 2020

La Toulouse School of Economics (TSE), Equerre d'argent 2020, Kansei TV

La Toulouse School of Economics (TSE), achevée en 2019, Équerre d’argent 2020. Maîtrise d’ouvrage : Université Toulouse 1 Capitole. Architectes : Grafton Architects / Vigneu & Zilio Architectes. © Eiffage Construction. 

L’Équerre d’argent 2020 a été décernée à la Toulouse School of Economics (TSE). Une nomination qui récompense une nouvelle fois Yvonne Farell et Shelley McNamara, cofondatrices de l’agence irlandaise Grafton Architects, lauréates du prix Pritzker 2020. Associée à l’agence toulousaine Vigneu & Zilio Architectes, cette deuxième distinction salue un bâtiment audacieux parfaitement intégré dans le quartier historique de Saint-Pierre à Toulouse. À découvrir ICI sur Kansei TV.

Ce qu’en a pensé le jury 

« Une réalisation qui campe un climat intérieur et apporte du souffle, qui incarne une virtuosité spatiale jamais gratuite. Une « grotte céleste », un « cloître en plein ciel », dans lequel l’air circule. Le bâtiment s’insère avec une grande intelligence sur ce site complexe. Tout en s’affirmant, il sait faire preuve d’une grande sensibilité à la situation locale. »

Cinq autres prix ont été décernés lors de cette la 38e édition de l’Équerre d’argent récompensant, à part égale, l’architecte (sans critère de nationalité) et le maître d’ouvrage de la meilleure réalisation de l’année. Exceptionnellement cette année en raison des conditions sanitaires en vigueur, la cérémonie de remise des prix a été diffusée en direct sur les sites web du Moniteur et d’AMC, organisateurs de l’Équerre d’argent depuis 1983. Pour son président du jury, l’architecte Marc Barani (lauréat de l’Équerre d’argent 2008), ce palmarès distingue des réalisations qui ont pour la plupart su se démarquer par « leur justesse et leur générosité ».

Prix catégorie Habitat

Résidence étudiante de 192 logements sociaux et parking réversible à Palaiseau (Essonne)

Maîtrise d’ouvrage : 1001 Vies Habitat.

Architectes : Bruther/Baukunst.

Ce qu’en a pensé le jury 

« Cette réalisation pousse le projet à son terme, jusqu’à la perfection. Un travail rigoureux et sensible, d’une cohérence totale, sans aucun artifice. Un accomplissement dans la continuité de la démarche de ses architectes. Tout est résolu, tout est dessiné, au service de la mixité et de la réversibilité. Une opération aux qualités à la fois plastiques, poétiques, magiques. D’une grande légèreté pour un programme si lourd, illustrée par son extraordinaire rampe de parking. »

Prix catégorie Culture, jeunesse et sport 

Théâtre du Maillon à Strasbourg (Bas-Rhin)

Maîtrise d’ouvrage : Ville de Strasbourg.

Architecte : LAN.

Ce qu’en a pensé le jury

« Un bâtiment à fort potentiel par sa configuration et sa flexibilité. Son architecture permet d’accueillir nombre de manifestations : au-delà des deux salles de spectacles, tous les lieux peuvent être accaparés par des représentations et des performances. Tout en étant assez neutre, sans orientation dans ses façades et ni grande porte d’entrée, il affirme sa transparence par rapport à la ville. Cet édifice nous parle d’un futur ambitieux et culturel, et pas d’un futur rétréci… »

Prix catégorie Lieux activités

Pôle de cultures numériques à Nantes (Loire-Atlantique)

Maîtrise d’ouvrage : Université de Nantes.

Architectes : LIN architect urbanist/F.au.

Ce qu’en a pensé le jury

« Cette intervention dans une ancienne halle industrielle a un rendu final exceptionnel. L’architecture de ce bâtiment-machine vient en arrière-plan des utilisateurs, sans falbalas. LIN sait pousser les murs, faire rentrer l’espace et la lumière pour un résultat généreux et sans chichi. »

Prix catégorie Espaces publics et paysagers

Requalification du quai de Southampton au Havre (Seine-Maritime)

Maîtrise d’ouvrage : Ville du Havre/Grand port maritime du Havre (GPMH).

Maîtrise d’œuvre : MDP Michel Desvigne Paysagiste/IHA – Inessa Hansch Architecte

Ce qu’en a pensé le jury

« Une prise de position puissante par rapport à la dimension du paysage. Sans aucun aménagement anecdotique. Avec quelques lignes et très peu d’éléments, ce projet d’une incroyable puissance a réussi à transformer un lieu de rebut. L’espace public attrape la poésie du vide, la ville, l’océan et la modernité rude de l’architecture des frères Perret. »

Prix de la première œuvre 

Six logements participatifs à Romainville (Seine-Saint-Denis)

Maîtrise d’ouvrage : autopromotion.

Architecte : Atelier de l’Ourcq – Félix Mulle et Associés.

© Clément Guillaume.

Ce qu’en a pensé le jury 

« Une démarche à saluer, qui embrasse une série d’échelles et de questionnements sur la banlieue, le paysage, l’architecture, la géographie, le social et la densification. Une approche programmatique pertinente. Un résultat juste et généreux, qui pour être simple n’est pas pauvre. Un raisonnement à 360° qui embarque tout un collectif, ce qui n’est jamais simple… »

Source Le Moniteur.

Yvonne Farrell et Shelley McNamara, architectes de la TSE, lauréates du prix Pritzker 2020

Yvonne Farell et Shelley McNamara, GRAFTON, lauréates du prix Pritzker 2020, Kansei TV

Yvonne Farell et Shelley McNamara, cofondatrices de l’agence irlandaise Grafton Architects, lauréates du prix Pritzker 2020 qui récompense pour la première fois deux femmes associées. © Alice Clancy.

Leur agence s’appelle Grafton Architects, à Dublin. Associées depuis 1978, Yvonne Farrell (69 ans) et Shelley McNamara (68 ans) sont les lauréates du prix Pritzker 2020 qui récompense pour la première fois un duo de femmes. Avant elles, elles n’étaient en effet que trois, sur quarante-six lauréats, à avoir reçu la prestigieuse distinction communément qualifiée de Nobel de l’architecture. L’Anglo-irakienne Zaha Hadid, qui avait obtenu seule le prix en 2004, la Japonaise Kazuyo Sejima (2010) et la Catalane Carme Pigem (2017), toutes deux distinguées en même temps que leurs associés. Le duo irlandais Farrel McNamara succède au Japonais Arata Isozaki couronné l’an dernier.

L’un de leurs derniers projets : la TSE

En récompensant Yvonne Farrell et Shelley McNamara, le jury du prix Pritzker 2020 a salué leur « sensibilité à l’environnement et leur capacité à être cosmopolites tout en respectant l’unicité de chaque lieu dans lequel elles travaillent ». Si l’Irlande reste leur terre de prédilection, “les Graftons”, comme on les appelle parfois, construisent aussi à l’étranger. On leur doit notamment des universités à Milan, en Italie (2008), à Lima, au Pérou (2015) ou encore le campus de l’Institut Mines-Télécom de Paris-Saclay (2019). Des bâtiments qui s’imprègnent toujours de « l’esprit des lieux ».

La Toulouse School of Economics , Kansei TV, GRAFTON

La Toulouse School of Economics (TSE), achevée en 2019. Une citadelle de briques roses au cœur de la ville. © Eiffage Construction.

Un talent que l’on retrouve également dans l’un de leurs tout derniers projets : la Toulouse School of Economics (TSE) qui vient d’ouvrir ses portes à deux mille étudiants. Surplombant la ville du haut de ses vingt-quatre mètres, le nouveau bâtiment de la  Toulouse School of Economics comportera trois ailes et trois pignons aveugles. C’est un clin d’œil à l’architecture courante des églises de Toulouse.  La présence d’une cour au centre de l’ensemble rappelle les hôtels d’époque entre briques roses (300 000 briques) et béton (12 000 m3 de béton et jusqu’à 500 compagnons mobilisé). Philipe O’Sullivan, le dirigeant du projet de construction, se plait à décrire la TSE comme un endroit bien aéré et prestigieux. TSE reprend certains codes intimement liés à la Ville rose. Une intégration parfaitement réussie au cœur du quartier historique Saint-Pierre, entre la Garonne et le canal de Brienne.

Véritable coup de cœur, Kansei TV aura le plaisir de vous faire découvrir très prochainement la vidéo des coulisses de ce nouveau bâtiment emblématique de Toulouse.

La Toulouse School of Economics, Kansei TV, GRAFTON

© Isabelle Attia.

La Toulouse School of Economics GRAFTON

© Dennis Gilbert.

Réalisé par : La Collab