Technocampus hydrogène de Toulouse-Francazal 

Le futur Technocampus hydrogène s’étendra sur 2 hectares avec 10.000 m2 de bâtiments dédiés aux technologies hydrogène.

A l’été 2025, le futur Technocampus hydrogène de Toulouse-Francazal devrait poindre à l’horizon. Il deviendra tout simplement le plus grand centre de recherche et d’essais d’Europe.

LE SITE D’EXCELLENCE DE L’HYDROGENE VERT POUR LE FUTUR AVION VERT

Le site d’excellence consacré à l’accélération de technologies à hydrogène vert, notamment au service de l’aéronautique dans le cadre du grand plan avion vert, et ce, afin d’accélérer la décarbonation du transport aérien.

Mais pas que, puisque ce Technocampus concentra ses travaux sur les bus et les camions, mais également pour le train. On évoque justement l’Airbus du ferroviaire, un train à hydrogène qui roulera pour la première fois en France, entre Montréjeau et Luchon, à l’horizon 2024-2025.

Christophe Turpin, directeur de recherche au CNRS et coordinateur du projet « n’aurait jamais rêvé un tel Technocampus à hydrogène » sur le sol d’Occitanie ici à Francazal. @Marina Angel.

UN COMPLEXE DE 10.000 M2

« Ce Technocampus, je ne l’aurais jamais rêvé », avouait Christophe Turpin, directeur de recherche au CNRS en charge des activités hydrogène au Laplace (Laboratoire plasma et conversion d’énergie), et coordinateur du projet.

Ce complexe Technocampus Toulouse-Francazal se déploiera sur 10.000 m2. Avec ainsi des bâtiments assurant aux laboratoires et aux industriels de faire des tests à faible et à forte puissance. Mais également de stocker jusqu’à 2 tonnes d’hydrogène. Sans occulter des surfaces extérieures aménagées pour certains essais.

Airbus veut commercialiser un avion à hydrogène d’ici 2035. Un tel Technocampus s’inscrit totalement dans les projets de « l’avion vert ». (©Airbus)

UN COUT GLOBAL DE 55 MILLIONS D’EUROS

Ce projet pharaonique s’élève à un coût de 35 millions d’euros pour les infrastructures, cofinancés par l’Etat, la Région et Toulouse Métropole. Mais comporte également une enveloppe d’environ 20 millions d’euros de moyens de tests, dont 8 millions d’équipements acquis par les quatre laboratoires impliqués et 11 millions d’achats programmés. Pour ce technocampus , la Région et la Métropole travaillent de concert avec le CNRS, l’Université de Toulousel’Onera (l’Office national d’études et de recherches aérospatiales), des laboratoires de recherche. Ainsi qu’avec des grands groupes comme Safran, Airbus, Liebherr et Vitesco Technologies. Pour faire demain de l’Occitanie la région à la pointe de la filière hydrogène vert.

A horizon 2030, ce bâtiment de « très haut niveau » de technicité accueillera donc 200 personnes, industriels, entreprises, start-ups et universitaires, oeuvrant à l’accélération des technologies à hydrogène. Une bonne nouvelle pour la planète.

Student Hotel de Toulouse : un hôtel mixte géant prochain spot de l’été

Un mix entre résidence hôtelière étudiante et hôtellerie d’affaire qui comprend 354 chambres
©Student Hotel

L’ancienne caserne Compans-Caffarelli vit aujourd’hui une seconde vie avec le Student Hotel. Imaginée en 2016, la résidence hôtelière originale avec piscine sur le toit, promis prochain spot de l’été, trône dorénavant place de l’Europe à Toulouse.

354 CHAMBRES

Cet établissement luxueux et top moderne de 10.000 m2, a été réalisé par le cabinet Kardham Architectures. Le Student Hotel comprend 354 chambres meublées avec salle de bain, dont 190 destinées aux étudiants, allant de 18 à 21 m2, et s’adresse aussi aux salariés en mission dans la Ville rose ou aux touristes. Une résidence bien dans l’esprit design dynamique type « Mama Shelter ».

Une piscine sur le toit avec un rooftop de 130 m2
©Student Hotel

UNE PISCINE ET UN ROOFTOP SUR LE TOIT

Positionné en majesté en face du campus Ynov dédié aux métiers du monde digital, le Student Hotel jouit aussi d’un lieu de restauration 24h sur 24, d’une piscine et d’un rooftop de 130 m2. Mais aussi d’une salle de sport nouvelle génération, d’une salle de cinéma, des lieux de divertissements (ping-pong, billard, piano…), d’espaces insonorisés de travail, de salles de coworking, d’un salon e-gaming et d’une laverie.

Une réelle caverne d’Ali Baba destinée à être un incontournable site à Toulouse au cœur d’une place de l’Europe rénovée, relookée et modernisée.

La chaîne d’hôtellerie néerlandaise, déjà implantée à Paris, Madrid, Vienne ou Berlin, déclame donc ici à Toulouse une ambition avouée d’être the place to be. La volonté affichée par la direction est de générer des échanges entre les étudiants en mettant en exergue la culture locale.

Des chambres meublées avec salle de bain allant de 18 à 21 m2
©Student Hotel

LA SECURITE PRIORISEE

La sécurité du Student Hotel est aussi priorisée avec des caméras de surveillance et la présence d’un agent de sécurité 24h sur 24. Le visiteur extérieur, hôtellerie d’affaires, fait aussi parti de la clientèle cible, qu’il occupe le Student Hotel pour des séminaires, pour se restaurer ou profiter des multiples équipements. Un forfait de 100 euros par mois est ainsi proposé, avec bien sûr accès à la piscine, avec bar et service restauration, située au 6e étage avec vue imprenable sur la place de l’Europe.

Avec la réalisation de ce projet urbanistique pharaonique, la place de l’Europe, la plus grande de la ville, 20.000 m2, deux fois la place du Capitole, est passée à 12.000 m2. La nouvelle place to be in fine.

Student Hotel

Toulouse

1 Rue de Sebastopol , 31000, Toulouse

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Projets : le nouveau site dédié aux concours et consultations d’architecture

Projets, un atlas factuel d’architectures possibles sur le Région Occitanie. @Maison de l’Architecture Occitanie- Pyrénées.

Projet. On définit comme projet l’image d’une situation, d’un état que l’on pense atteindre. En architecture, un projet est plus précisément la représentation en plan, en coupe et en élévation d’un bâtiment à construire. De cet état de fait, la Maison de l’Architecture Occitanie-Pyrénées a pris le parti de présenter un atlas factuel d’architectures possibles sur la Région Occitanie. Une plateforme de publication des concours et consultations d’architectures justement baptisée…Projets.

Développé en partenariat avec Toulouse Métropole et Oppidéa/Europolia, le site Projets a reçu le soutien actif de la Région Occitanie, du Conseil départemental de la Haute-Garonne et de la DRAC Occitanie.

CONSTRUIRE : UNE DEMARCHE COLLECTIVE

Construire est une démarche collective et concertée, entraînant bénéficiaires, programmateurs, équipes de maîtrise d’œuvre, décisionnaires, entrepreneurs et artisans. En partant de ce principe, Projets s’engage à démontrer que chaque architecture bâtie est la finalité d’un long processus. Un processus comprenant la négociation, l’interprétation, la conception et les expertises qui fait que nos territoires sont ainsi ce qu’ils sont. Un territoire où uniquement le résultat est vu. Une réalisation qui ensuite vivra l’expérience du temps et de son intégration dans le paysage social et bâti.

Projets, une bibliothèque ouvrant sur la diversité, la richesse et la singularité de la création architecturale dans une situation donnée. @Maison de l’Architecture Occitanie-Pyrénées.

DONNER A VOIR

La volonté de Projets est justement de rendre visible et accessible ce processus. Et ce, en rendant consultables les diverses propositions des concours et consultations d’architecture. Donner à voir est ainsi le crédo de Projets. C’est donc faire la lumière et valoriser les travaux de la corporation des architectes, des jeunes agences comme des plus expérimentées investies lors des consultations.

UN RICHE OUTIL D’INFORMATIONS

Projets se présente de ce fait comme un riche et nourri outil d’informations. Une bibliothèque ouvrant sur la diversité, la richesse et la singularité de la création architecturale dans une situation donnée. Projets ne livre pas les résultats construits, mais les intentions proposées. C’est donc plus un aide-mémoire facilitant la compréhension et offrant au public une libre analyse des faits. Et ainsi mieux comprendre les évolutions de la ville, de la métropole et de la région.

Maison de l’Architecture Occitanie — Pyrénées
05 61 53 19 89 — contact@maop.fr
1 rue Renée Aspe, 31000 Toulouse

Maison de l’Architecture Occitanie — Pyrénées (maop.fr)

 www.projets.archi 

3e ligne de métro : le plus grand chantier de l’histoire de Toulouse est sur les rails

Pharaonique. Le plus grand chantier de l’histoire de Toulouse. La construction 3e ligne du métro, baptisée ligne C, 27 km, l’addition de la ligne A et de la ligne B, a été lancée. Pour enregistrer ces premiers usagers fin 2028.

Le 15 décembre dernier, au Sept-Deniers proche de l’antre du Stade Toulousain, Jean-Luc Moudenc et tous les élus partenaires ont lancé la construction de cette ligne la plus grande de France hors Grand Paris Express.

LA PLUS LONGUE LIGNE DE FRANCE APRES LE GRAND PARIS EXPRESS

En effet, le 15 décembre dernier, après deux ans de travaux préparatoires, Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse et Président de la Métropole, Etienne Guyot le préfet de Région, Thierry Cotelle, conseiller régional, Martine Croquette, vice-présidente du conseil départemental, et Jean-Michel Lattes, président de Tisséo ingénierie et adjoint au maire, à savoir les financeurs de ce projet d’envergure de 3,44 milliards d’euros, au lieu des 2,67 milliards initiaux en raison de la flambée des prix des matières premières, ont activé une foreuse aux Sept-Deniers destinée à creuser un puit d’évacuation de 30 mètres de profondeur. L’un des dix-huit puits positionnés sur cette ligne, à 80% souterraine, allant de Colomiers à Labège avec 21 stations.

La ligne de métro la plus longue de France après le Grand Paris Express doit ainsi être mise en service fin 2028.  « Tout le financement sera détaillé en janvier, mais sachez qu’il n’y aura aucun impact sur les impôts locaux », précise Jean-Michel Lattes.

La foreuse est activée. Elle doit à creuser un puit d’évacuation de 30 mètres de profondeur. L’un des dix-huit puits positionnés sur cette ligne, à 80% souterraine, allant de Colomiers à Labège avec 21 stations.

3,44 MILLIARDS DE COÛT, SOIT 410 MILLIONS DE SURCOÛT

Le lancement de ce projet appelé à desservir les grands pôles d’emploi du territoire, soit environ 200.000 emplois, près de l’antre du Stade Toulousain, a toute sa valeur symbolique. « Les supporters des Rouge et Noir sortiront du métro pour entrer aux Sept-Deniers. Les Toulousains ne cessent de nous dire qu’ils leur tardent cette troisième ligne. Un tiers des Toulousains et métropolitains utilisent les transports aujourd’hui. Avec la ligne C qui sera connectée à 5 gares, nous passerons à deux tiers », ajoutait le président de Tisséo Ingénierie.

Et Jean-Luc Moudenc de surenchérir : « Il était impensable de différer ce projet en raison du dérèglement climatique et des besoins de transports. Cela fait neuf ans que je souhaite cette ligne, aujourd’hui, je suis heureux. Tisséo Collectivités vient d’attribuer plus d’un milliard d’euros de marché Nous allons avoir un nombre record de connexions, et peut-être demain avec le RER. Cette 3e ligne est l’affirmation de notre vision globale au service de la mobilité. »

Avant le premier départ fin 2028 après 6 mois de marche à blanc pour tout tester, 40 chantiers vont être orchestrés dans la métropole. Du nord-ouest et sud-est de la ville.

« JAMAIS D’OBSTACLE A CE SCHEMA »

Portée sur les fonts baptismaux en décembre 2013 lors de la campagne municipale, la ligne C a connu quelques contrecoups. « Mais jamais d’obstacle à ce schéma » souligne Jean-Michel Lattes. Certes, mais toutefois un report de deux ans de sa mise sur les rails en 2028 à cause du Covid. « Avec le lancement d’un projet d’une telle ampleur, ce ne sont que des ondes positives que nous envoyons à nos concitoyens. Le paysage administratif n’a pas été simple mais nous avons ensemble, tous les partenaires, toujours avancé. La dimension Hub de ce réseau de transports améliorera indéniablement la vie quotidienne des gens. »

« Tout le financement sera détaillé en janvier, mais sachez qu’il n’y aura aucun impact sur les impôts locaux avec le surcoût de 410 millions d’euros », précise Jean-Michel Lattes.

40 CHANTIERS REPARTIS EN DEUX TRANCHES

Reste qu’avant le premier départ fin 2028 après 6 mois de marche à blanc pour tout tester, 40 chantiers vont être orchestrés dans la métropole. Du nord-ouest et sud-est de la ville.

Le pic de l’ouvrage se déroulera de 2023 à 2026. L’étape majeure étant l’arrivée fin 2023 du premier des 5 tunneliers appelés à percer de Colomiers gare, au boulevard de Suisse, à La Vache, à Raynal et à Montaudran. Les tunneliers seront mis en marche de concert. Les 17 stations souterraines seront positionnées à une profondeur oscillant entre 25 et 30 mètres. 18 puits de secours et d’aération doivent être placés entre ces stations souterraines. Quant aux travaux du système automatique, ils seront activés en 2024.

Entre 2026 et fin 2028, si aucune péripétie n’incombe, le tunnel (10 m de diamètre contre 7,5 m pour les lignes A et B) et les stations étant achevés et les emprises de chantier libérées, débuteront alors les aménagements des 21 stations, de leurs périmètres et de leurs parkings. Dès le début de 2008, tous les premiers essais seront effectués avec l’espoir de voir les premiers passagers emprunter cette ligne monumentale fin 2028.

Le terrain le plus prisé de Toulouse attise les convoitises

La mise à prix de ce terrain de 1152 m2, situé 2 rue Saint-Anne, dans le beau quartier de Saint-Etienne, est fixée à 3,6 millions d’euros.

Il pourrait bien devenir l’amas de goudron le plus cher de l’hexagone. Le terrain le plus prisé de Toulouse, situé quartier Saint-Etienne, attise les convoitises. Des promoteurs, évidemment, qui ambitionnent d’y bâtir un immeuble de standing. Rendez-vous le 19 janvier prochain pour la bataille des offres pour ce site situé 2 rue Saint-Anne.

LE PRIX DE DEPART EST FIXE A 3,6 MILLIONS D’EUROS

Ce terrain de 1152 m2, terrain vague aujourd’hui, mais bien remarquable, est ainsi mise en vente par l’Etat. Plus précisément par la Direction des finances publiques de la Haute-Garonne. Avant que le rectorat d’académie ne quitte ses lieux il y a une dizaine d’années, les fonctionnaires et les visiteurs s’y garaient. Déclaré dorénavant « bien utile », cet espace est lise en vente au départ à 3,6 millions d’euros. Un prix de prime abord énorme, mais vu sa situation dans un des quartiers les plus recherchés ne serait pas si démesuré que cela.

Selon les premières analyses des promoteurs, une dizaine, voire une vingtaine d’appartements de standing 5 étoiles, pourrait y voir le jour. Avec des prix au mètre carré à rendre fou d’envie les agents immobiliers de beaux quartiers de Paris. Laetitia Vidal, la présidente de l’Observer de l’immobilier neuf toulousain, abonde dans ce sens : « C’est le plus emplacement du centre de Toulouse, un bien très rare lorgné de près depuis longtemps par les promoteurs ».

Une dizaine, voire une vingtaine d’appartements de grand standing, devrait voir le jour, pour un coût estimé…à 10.000 euros le m2. Du jamais vu à Toulouse !

DES APPARTEMENTS à 10.000 EUROS LE M2

Aux dires de Laetitia Vidal, les futurs appartements du terrain le plus prisé de Toulouse pourraient atteindre les 10.000 euros le m2. Un investissement ainsi juteux pour les promoteurs emportant la mise. Et ce, malgré le coût des travaux et des fouilles archéologiques.

La construction de ce futur parc immobilier de haut standing sera placée sous le contrôle de l’Architecte des Bâtiments de France. Le site étant situé dans un secteur sauvegardé du cœur de Toulouse. La qualité architecturale sera évidemment finement observée. Dans ce quartier, le Plan local d’urbanisme impose des réalisations R+2 avec combles ou R+3. Des hauteurs modérées donc.

LA VILLE DE TOULOUSE A UN DROIT DE PRIORITE

Tous les appels d’offre seront ainsi observés avec la plus grande minutie. La Ville de Toulouse bénéficie, par ailleurs, d’un droit de priorité. Et ainsi, faire une offre au dernier prix annoncé. Qui emportera ce terrain pour y construire une opération immobilière qui fera date dans l’histoire de Toulouse.

La basilique Saint-Sernin à Toulouse s’offre un lifting

Le coût de cette seconde phase de rénovation, après la place, de la basilique Saint-Sernin, s’élève à 2 millions d’euros. La fin des travaux est prévue pour juillet 2023.

Ce joyau de l’art roman, construite entre le XIe et le XIVe siècle, représente un des symboles majeurs de la Ville rose. Depuis quelques années, la basilique Saint-Sernin s’offre un lifting. Avec ainsi comme dernière opération : la façade occidentale en restauration.

15 MILLIONS D’EUROS POUR LA PREMIERE PHASE DE RENOVATION

Entre 2017 et 2019, l’immense chantier de la place ceinturant l’édifice a permis de piétonniser la zone. Des travaux pour un coût de 15 millions d’euros orchestrés par l’architecte et urbaniste espagnol Joan Busquets. Une transformation qui a permis à cette place prisée par les Toulousains et les touristes d’être finaliste du Prix de l’espace public européen.

Puis, ce fut à l’intérieur que la basilique s’est refait une beauté. Avec donc la restauration des peintures et des fresques du chevet. Des travaux de maçonnerie et de drainage eurent aussi lieu. Tout comme à l’extérieur une restauration des enfeus et de leurs sarcophages.

La basilique Saint-Sernin, édifice symbole de la Ville rose, accueille près d’un million de visiteurs annuel.

2 MILLIONS D’EUROS POUR LA FACADE

Depuis septembre 2022 et jusqu’en juillet 2023, c’est donc la façade occidentale de la basilique Saint-Sernin qui vit sa restauration. Un échafaudage géant couvre toute la surface au-dessus du porche d’entrée. Avec donc des protections parapluie au sommet. Le coût global de cette seconde phase de rénovation s’élève à 2 millions d’euros.

Ce monument phénoménal de Toulouse, se dégradant malheureusement avec le temps, nécessitait un tel lifting. Une conservation d’évidence donc comme le confirme Francis Grass, adjoint en charge de la culture.

Un échafaudage géant couvre toute la façade occidentale.

UN CONCOURS POUR REMPLACER LA ROSACE

Dans la foulée de ce lifting, la mairie de Toulouse a décidé de lancer un concours pour rénover la grande rosace. La volonté est de la transformer en verrière de style contemporain. Pour sublimer un peu plus cet édifice enregistrant près d’un million de visiteurs annuel, on parle d’en améliorer la visite. Avec ainsi des nouveautés.

Affaire à suivre.

Evotec, une usine de bio-production d’envergure

La pose de la première pierre le 16 septembre dernier de la première usine de ce type en Europe. Crédit: Patrice Ninn.

Son lancement était plus que plébiscité, tant elle suscite d’intérêt pour son rôle stratégique primordial pour la Région et la France. La première pierre d‘Evotec, usine de bio-production d’envergure sur le campus Curie, sur le site de l’Oncopole de Toulouse, a eu lieu le 16 septembre dernier. En présence de tous les partenaires publics du projet, Etat, Région et Toulouse Métropole. Il faudra toutefois attendre la deuxième moitié de 2024 pour que cette unité toulousaine d’Evotec de produits biologiques J.POD® 2 EU soit opérationnelle.

 
La nouvelle unité de production du site toulousain d’Evotec devrait être opérationnelle dans la seconde moitié de 2024.

UN DESIGN INEDIT D’USINE MODULABLE

La construction de cette usine Evotech sur 14000 m2, au design inédit d’usine modulable, a été confiée à l’agence Brunerie-Irissou Architectes d’Albi. La première usine de ce type en Europe. Un modèle modulaire de production en continu testé par le ministère de la Défense aux Etats-Unis. Une usine qui atténue fortement les risques et les coûts de fabrication.

 Vue extérieure de la future usine J.POD de Toulouse. © Brunerie & Irissou Architectes, Thomas Brunerie

Cet outil de production clinique et commerciale illustre la demande mondiale de nouvelles thérapies qui va crescendo. En effet, 30 à 40% des nouveaux médicaments mis sur le marché sont des nouvelles thérapies monoclonales. Le groupe allemand en proposera sur le site toulousain

DES THERAPIES D’AVENIR

Cette future usine Evotec vient aussi répondre au plan Innovation Santé 2030 du gouvernement français. Le gouvernement ayant bien pris conscience de la réelle souveraineté des biothérapies et des créations de biomédicaments. Si justement, l’unité Evotec de Toulouse est tant souhaitée, c’est parce qu’elle va produire des anticorps monoclonaux, des molécules à l’échelle du nanomètre. Mais aussi des médicaments à base de protéines. Ainsi, Evotec Toulouse desservira autant les laboratoires pharmaceutiques que les biotechs.  Espérée aussi parce cette usine prévoit d’embaucher 130 collaborateurs supplémentaires pour son lancement (Evotec emploie déjà 800 personnes sur Toulouse). Et parce qu’elle va développer des thérapies d’avenir et d’espoir dans le combat contre les maladies chroniques, telles les cancers et les pandémies.

Just Bio Workspace. Redmond, WA. Image license: Perkins + Will, Objekts, Westlake Consulting Group, BNBuilders and Just Bio. © Copyright 2021 Benjamin Benschneider All Rights Reserved. Third party image use may be arranged by contacting Benjamin Benschneider. bbenschneider@comcast.net

UN INVESTISSEMENT TOTAL DE 150 MILLIONS D’EUROS

La prochaine usine toulousaine de bio-production Evotec implique une enveloppe globale de 150 millions d’euros d’investissements. Evotec en finance environ les deux tiers. L’Etat prenant en charge 51 millions pour 43 millions d’avances remboursables. La Région investissant elle 6 millions et Toulouse Métropole 2 millions.

Alors, oui, preuve est faite qu’Evotec Toulouse était attendu comme un messie au service de la santé du futur.

Compétition amicale du bâtiment : 17ème édition

La 17ème édition de la compétition amicale du bâtiment à l’Eco Golf en Ariège (www.ecogolf-ariege.fr) a eu lieu le 30 septembre 2022

Organisé par LA MAISON DE LA PEINTURE,  SOREMATTECHNAL, LAURAGAIS PEINTURES, SPM, GERFLOR, FAUCHE, ACTIS ISOLATION, cet évènement est l’occasion chaque année d’entretenir les liens entre les architectes, les entreprises et les clients.

Le partage de valeurs communes autour du sport s’est déroulé dans un cadre unique.

Malgré la pluie qui s’est invitée lors de la journée, la bonne humeur, la convivialité et le plaisir étaient plus que jamais au rendez-vous.

Un grand merci à tous les compétiteurs, aux apprentis golfeurs et à Thomas pour ses conseils.

Musée Champollion de Figeac : « Eurêka », les hiéroglyphes ont 200 ans !

Eurêka, traduction en grec ancien de « j’ai trouvé ». « Je tiens l’affaire » aurait prononcé, le 27 septembre 1822, Jean-François Champollion, l’égyptologue natif de Figeac, père de l’égyptologie même, qui disait d’ailleurs, «Je suis tout à l’Egypte, elle est tout pour moi », alors qu’il allait percer le mystère d’une écriture alors muette, en déchiffrant les hiéroglyphes.

Fasciné, subjugué même par cette civilisation oubliée, passionné par la civilisation des pharaons mise au goût du jour alors par l’expédition en Egypte de Bonaparte, en 1798-1799, Champollion, ce surdoué, maitrisant moult langues anciennes, mobilise toutes ses forces pour trouver la clef du décodage de ce langage.

200 ans plus tard, sa ville natale qui l’a déjà honoré du musée Champollion, labellisé du remarquable « Les Ecritures du Monde », organise depuis début juillet un événement monumental pour célébrer le bicentenaire de cette avancée scientifique tout simplement sensationnelle, baptisé « Eurêka ! Champollion 2022 ».

Tout un programme « Eurêka » culturel et touristique combinant, jusqu’à la fin octobre, sciences, spectacle vivant et rencontres, mais aussi des projections juste « wouah ! » contant l’histoire de ce Lotois qui est vraiment sorti…du lot !

PLUS EN PROFONDEUR QUE THOMAS YOUNG

L’émotion promet d’être intense au sein de ce musée, accueillant 40.000 visiteurs annuels, car tout sur le travail incroyable sur la pierre de Rosette, découverte par les soldats français dans le delta du Nil, sera mis en exergue avec sons et lumières. Une pierre noire gravée de trois textes, un en grec ancien, un autre en démotique, une écriture égyptienne tardive, et la dernière en hiéroglyphes.

Jean-François Champollion, savant à la curiosité aiguisée, va alors encore plus en profondeur que son alter ego anglais Thomas Young, de 15 ans son aîné, le déchiffreur lotois observe que le texte hiéroglyphique renferme trois fois plus de signes que le texte grec ne compte de mots.

Il affirme alors que les hiéroglyphes sont bien plus que des idéogrammes, mais peuvent servir de signes phonétiques comme l’alphabet. Eurêka, Champollion déchiffre les noms de Cléopâtre, Ramsès et Thoutmosis.

Sa découverte le fait tomber en inconscience eti Il mourra de surmenage à 42 ans après avoir posé enfin les pieds en Egypte, le pays de ses rêves et…des ses merveilles.

Exposition « Eurêka ! Champollion 2022 ».
Musée Champollion-Les Ecritures du Monde
Place Champollion
Figeac (Lot)
Tel : 05 65 50 31 08
Du samedi 9 juillet au dimanche 9 octobre 2022.
De juillet à août : tous les jours de 10H30 à 13H et de 14H à 18H.
De septembre à octobre : tous les jours sauf le lundi de 10H30 à 13H et de 14H à 18H.
Les jauges sont limitées par journée.
Le port du masque est obligatoire.

Musée Champollion-Exposition temporaire : 7 euros.
Musée Champollion-Musée d’Histoire de Figeac : 7 euros.
Musée Champollion-Exposition temporaire- Musée d’Histoire de Figeac : 9 euros.

Maison éclusière Saint-Pierre : le réveil d’une belle endormie

240 ans d’histoire vous contemplent. La Maison Eclusière de Saint-Pierre et son écluse double trônent à Toulouse depuis que Joseph-Marie Saget en a dévoilé les plans pour que s’opèrent leurs constructions entre 1770 et 1776 pour permettre de relier par voie d’eau la Garonne et le Canal de Brienne.

©Maison éclusière Saint-Pierre

Une écluse Saint-Pierre inscrite au titre des monuments historiques par arrêté du 24 avril 1998. « La Maison Eclusière Saint-Pierre est un lieu superbe avec une très belle architecture » avouait l’architecte Didier Joyes. Cette splendide bâtisse de 500m2, belle endormie inexploitée depuis plus de 50 ans, allait elle enfin sortir de ce si long sommeil ? Oui, et ce grâce au désir d’une association de bienfaiteurs pour le patrimoine toulousain, des anciens musiciens de Zebda, Rémi Sanchez (Directeur de la structure) et Joël Saurin (Responsable de la programmation), le comédien Laurent Nassiet (Chargé de la restauration et du bar), Daniel Passerini et Jérôme Delpech, tous deux bien connus dans l’entrepreneuriat toulousain.

Depuis 2014, ce club des 5 affiche leur volonté de sauver et rénover ce site pour lui faire vivre une grande métamorphose en y créant un lieu de vie, d’échanges et de rencontres accessibles à tous.

En présentant leur appel à projet, les futurs locataires des lieux tenaient évidemment à maintenir l’une des fonctions vitales de ce site, ancienne propriété des Voies navigables de France (VNF), soit toujours abriter l’éclusier poumon de la bonne circulation aquatique. Mais, c’était de culture aussi et surtout que ces passionnés voulaient irriguer l’endroit. « Il nous a fallu ensuite monter le projet financier. Le travail avec les bureaux d’études et les architectes a permis de mettre en lumière l’ensemble de la tâche à accomplir. Le projet de rénovation d’un bâtiment âgé de 240 ans est vraiment pharaonique. Il nous a fallu changer la charpente, toucher aux murs, prévoir une isolation parfaite… »

Une enveloppe de plus de 2 millions d’euros comprenant les frais d’études, et le lifting opérait. Depuis mars dernier, porté par l’association OCNI, cet écrin culturel et patrimonial de 500 m2, avec salle de spectacle d’une jauge de 300 places, un café-restaurant, un patio et des espaces de création rythme le quartier Saint-Pierre. Un lieu qui pétille, qui favorise la mixité sociale et l’intergénérationnel, qui joue une partition musicale variée, du baroque au bien barré et qui s’ouvre aussi à la danse, au théâtre et au cirque. La belle endormie s’est vraiment réveillée.

Réalisé par : La Collab