Diébédo Francis Kéré reçoit le Prix Pritzker 2022

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Diébédo Francis Kéré, lauréat du Prix Pritzker 2022. © Iwan Baan. 

Succédant aux architectes français Anne Lacaton et Jean-Philippe Vassal, le Prix Pritzker 2022 vient d’être décerné à Diébédo Francis Kéré. Né au Burkina Faso et établi à Berlin depuis 2005, l’architecte est connu pour être un pionnier du développement durable. Privilégiant des matériaux locaux pour une utilisation raisonnée, en particulier la terre crue mais aussi le bois ou la pierre, Diébédo Francis Kéré est un précurseur des enjeux d’une architecture responsable. 

« Même les plus dépourvus ont droit au confort et à la beauté. »

Diébédo Francis Kéré

Là où les ressources sont extrêmement rares, le jury du Prix Pritzker 2022 a été particulièrement sensible à « la beauté, la modestie, l’audace et l’invention » de ses constructions. « Par l’intégrité de son architecture et de son geste, Diébédo Francis Kéré défend avec grâce la mission de ce prix. Cet architecte améliore la vie d’innombrables citoyens dans une région du monde parfois oubliée. »

Un architecte au service des populations

Burkina Faso, mais aussi Mali, Togo, Kenya, Mozambique, République du Bénin, Soudan… Nombre des réalisations du 51e lauréat du Prix Pritzker sont en effet situées en Afrique. Natif du petit village de Gando (Burkina Faso), Diébédo Francis Kéré y consacre ses premiers projets. Une école – la première du village – puis des logements pour les enseignants, une bibliothèque, un centre pour les femmes, un lycée… Le succès de l’école primaire de Gando lui vaut le prix Aga Khan d’architecture en 2004. Cette récompense sera le déclencheur de la création de son agence, Kéré Architecture, à Berlin en 2005. 

Suivront d’autres établissements primaires, secondaires, postsecondaires et médicaux. En Afrique mais aussi en Europe et aux États-Unis. Ses réalisations couvrent aujourd’hui un large éventail de projets. De l’infrastructure civique aux installations temporaires, comme la Serpentine Gallery en 2017 à Londres ou le pavillon Sarbalé Ke en Californie en 2019. 

Diébédo Francis Kéré avait également reçu en 2021 le prix Robert Matthew pour les environnements humains durables décerné par l’Union internationale des architectes.

Anne-Françoise Jumeau, lauréate du Prix femme architecte 2021

Anne-Françoise Jumeau, lauréate du Prix femme architecte 2021, Kansei TV
Anne-Françoise Jumeau, Femme architecte 2021. © Sergio Grazia. 

Les lauréates du Prix femmes architectes 2021 ont été dévoilées le 6 décembre depuis le Pavillon de l’Arsenal, à Paris. Succédant à sa consœur Florence LipskyAnne-Françoise Jumeau, fondatrice de l’agence AFJA, a reçu le Prix femme architecte 2021. Cette distinction qui récompense l’œuvre de femmes architectes est décernée tous les ans depuis 2013 par l’Association pour la recherche sur la ville et l’habitat. L’ARVHA entend ainsi encourager la parité dans une profession encore à forte dominante masculine. Pour cette 9e édition, l’association a reçu près de 500 candidatures et examiné plus de 1 500 projets. Anne-Françoise Jumeau avait quant à elle choisi de présenter au jury cinq projets. 

Cinq projets majeurs récompensés

Biopôle, espace d’entreprises scientifiques à Rennes (35)

« Le parti retenu, autant dans l’implantation urbaine que dans l’expression architecturale, consiste en un vaste quadrilatère autour d’une cour intérieure formant un atrium. Bien orienté, cet espace est à la fois le lieu d’accès, de détente et d’ouverture du projet sur les espaces d’accueil. Un vaste escalier en partie végétalisé le relie au niveau RDC et au parking. Ce patio est l’espace identitaire de référence du projet. À l’extérieur, la façade est revêtue d’une enceinte architecturale protectrice et filtrante. Des montants sinusoïdaux forment une peau sensible, épaisse et brise-soleil. La superposition de la trame de lames sinusoïdales en décalage avec celle des montants verticaux des coursives fabrique un effet de moirage dynamique. »

Résidence sociale Lorraine à Paris (XIXe)

Pour cette résidence sociale de 173 studios, l’agence AFJA a proposé de « conserver une partie des constructions existantes constituées de deux bâtiments parallélépipédiques en retrait des rues, construits en 1978 par Anthony Bechu architecte. La parcelle est densifiée tout en préservant une cour partagée et dédiée à la résidence. La composition des façades est liée au grand nombre de baies (plus de 350) et au souhait d’éviter l’effet de répétition depuis la rue. Un cadre type a été créé afin de recevoir, soit une baie vitrée, soit un panneau plein. Trois profils extrudés de terre cuite ont ainsi été créés avec pour chacun des angles de surface différents. Avec la mise au point d’un émail irisé, ces trois profils deviennent des surfaces de diffraction de la lumière pour le projet. La volonté était de créer une façade “atmosphérique” qui renvoie tant les reflets du ciel que de son environnement. »

CRBC, Centre de Recherche BioClinique à Clermont-Ferrand (63) 

Autre projet présenté par Anne-Françoise Jumeau : le bâtiment du Centre de Recherche BioClinique, au sein du CHU de Clermond-Ferrand. « L’image du bâtiment est totalement remaniée par de nouvelles façades. Les parties pleines et les parties vitrées sont constituées à partir d’éléments modulaires déclinés en taille et en coloris. Différents éléments de terre cuite émaillé noir irisé se combinent ; les menuiseries en aluminium anodisé sont composées de trois nuances dorées (or, bronze et champagne). Les parements et les menuiseries s’inscrivent dans la trame générale du projet. Modulaire, mais non répétitif, le dessin des façades est à la fois rigoureux et rythmé, homogène et non-uniforme. Les matériaux employés sont brillants et réfléchissants, sensibles aux variations de lumière. Ainsi la perception des façades change selon l’heure de la journée, le temps, la couleur du ciel… Le bâtiment interagit avec son environnement. »

Crèche 30 berceaux à Paris (XVe)

Ce quatrième projet s’inscrit dans le cadre de l’opération Grenelle-Frémicourt qui comprend la construction d’un immeuble de 54 logements sociaux rue Frémicourt et la construction d’un immeuble de 36 logements en accession boulevard de Grenelle. « Le bâtiment est implanté dans la cour intérieure sur le passage qui longe à l’ouest le site de l’opération. Les façades sur passage et sur jardin reçoivent une protection mécanique en bardeaux de céramique vernissée colorée. Cette vêture minérale se retourne partiellement en toiture. Au droit des baies, des pare-soleils également en terre cuite émaillée assurent une protection solaire. Les espaces extérieurs sont plantés et délimités par une clôture doublée d’une haie arbustive. Une aire de jeu ponctuellement recouverte d’un auvent reprenant les mêmes éléments qu’en façade est prévu le long du bâtiment. »

Atrium, bâtiment d’enseignement licence de l’UPMC Paris 6 

« Le bâtiment 16M conserve le système constructif existant en proposant une relation fluide entre la dalle Jussieu et l’esplanade du quai Saint-Bernard par un dispositif topographique : un “origami architectural”. Une enveloppe unificatrice de huit panneaux micro perforés en tôle d’aluminium, composés aléatoirement en fonction de l’orientation et des différents espaces intérieurs, forme une peau sensible, épaisse et brise-soleil. Derrière cette façade ajourée, se développe dans toute la hauteur du bâtiment un spectaculaire atrium central couvert desservant l’ensemble de salles de cours ou laboratoires. Depuis l’intérieur des salles, l’effet de filtre de la façade procure une vision très nette de l’extérieur tout en offrant un voile de protection visuelle et solaire. De grandes fenêtres urbaines à l’échelle du bâtiment permettent, par endroit, de dévoiler sa profondeur et de découvrir un patio loggia creusé dans son épaisseur jusqu’à l’atrium central. »

Trois autres prix et deux mentions spéciales décernés

Dans la catégorie Jeune femme architecte, qui récompense une professionnelle de moins de 40 ans, le prix a été attribué à Éléonore Morand (Depeyre Morand Architectures). Marion Tribolet (TKMT Architectes) a pour sa part reçu une mention spéciale Jeune femme architecte 2021. Le prix Œuvre originale est quant à lui décerné à Sara Martin Camara pour le Théâtre de la nouvelle comédie à Genève. Une mention spéciale a également été accordée à Béatrice Mouton pour son projet de Salle d’audience des procès sécurisés au Palais de justice de Paris. Enfin, le Prix international revient cette année à Farshid Moussavi (Angleterre), de Farshid Moussavi Architecture. 

2021 est là, restons optimistes !

L’équipe de Kansei TV est heureuse de dire vive 2021 !

Après cette année si particulière qui a tant marqué les esprits, tous nos vœux les plus optimistes vous accompagnent.

Une nouvelle occasion de vous remercier pour votre soutien constant. Année après année, vous êtes toujours plus nombreux à découvrir nos reportages consacrés à l’architecture et à l’urbanisme.

Votre enthousiasme est notre plus grande satisfaction

Privilégiant l’échange, nous irons cette année encore à la rencontre d’hommes et de femmes passionnés œuvrant au quotidien pour le développement de la culture architecturale, afin de la partager avec le plus grand nombre.

Exclusifs et insolites, les reportages vidéo signés Kansei TV témoignent d’une image positive des projets qu’ils présentent. Notre envie de promouvoir l’architecture au sens large est intacte et notre souhait le plus cher est de continuer à vous transmettre notre émotion. 

2021 sera à nouveau riche en reportages. Vous découvrirez dans les semaines à venir de nouvelles maisons d’exception, des bâtiments et autres chantiers remarquables qui nous tiennent particulièrement à cœur. Cultivez votre curiosité avec nos articles qui mettent en avant chaque semaine, l’actualité architecturale en Occitanie et en France.

Restons connectés cette année encore !

Le Prix de la femme architecte 2020 décerné à Florence Lipsky

Florence Lipsky, Prix de la femme architecte 2020, Kansei TV
Florence Lipsky, Prix de la femme architecte 2020 succède à sa consœur Dominique Jakob récompensée en 2019. © Lipsky + Rollet Architectes.

Organisé depuis 2013 par l’Association pour la recherche sur la ville et l’habitat (ARVHA), le Prix femmes architectes s’adresse aux femmes architectes exerçant en France et inscrites au Conseil national de l’ordre des architectes. Cette distinction entend défendre le rôle des femmes dans le monde de l’architecture et du bâtiment. Son ambition est ainsi « de mettre en valeur les œuvres et les carrières de femmes architectes, afin que les jeunes femmes architectes puissent s’inspirer des modèles féminins existants, et d’encourager la parité dans une profession à forte dominante masculine. » Pour cette huitième édition, Florence Lipsky remporte le Prix de la femme architecte 2020.

À propos de Florence Lipsky

Lauréate de l’Équerre d’Argent pour la Bibliothèque universitaire des sciences du campus de La Source à Orléans en 2005, membre de l’Académie d’architecture, enseignante et chercheuse pionnière en architecture durable, le parcours de Florence Lipsky est remarquable et remarqué… En lui décernant le Prix de la femme architecte 2020, le jury de l’ARVHA salue « à l’unanimité » le travail et l’œuvre de cette architecte engagée, cofondatrice avec Pascal Rollet de l’agence parisienne Lipsky + Rollet Architectes. La lauréate définit leur agence comme « un lieu d’assemblage des résultats de toutes nos expériences industrielles et de nos recherches qui se retrouvent dans le cadre de nos projets ». Ces derniers mixent techniques ancestrales et de pointe avec la volonté d’aller « à l’essentiel » et à l’échelle du micro-territoire. 

Pour sa participation au Prix des femmes architectes 2020, Florence Lipsky a présenté cinq projets.

Les Grands Ateliers et Cité de la construction durable (2001)

Situés à Villefontaine en Isère, à proximité de Lyon, Grenoble et Saint-Étienne, Les Grands Ateliers de la Cité de la construction durable ont pour vocation de développer des activités de formations et de recherches collaboratives dans le domaine de l’architecture et de la construction durable. Mi-usine, mi-école, ce « bâtiment outil » à typologie industrielle « appartient à la catégorie des lieux hybrides qui mixte les caractéristiques d’un espace industriel, d’une scène et d’un espace d’enseignement ». 

Le Musée du Cristal Saint-Louis (2007)

Baptisé La Grande Place, le Musée du Cristal Saint-Louis est implanté au cœur des forêts vosgiennes, au sein même de la manufacture de Saint-Louis-lès-Bitche fondée en 1586. Le musée prend place dans la grande halle de production, au-dessus de la fosse ouverte du foyer d’un ancien four. Indépendant, il ne touche ni les murs, ni le toit, ni la structure de la halle qui l’abrite. L’audacieux projet reprend l’idée séduisante de la rampe et de la promenade architecturale. Ce parti pris permet de changer de niveau en douceur en suivant une pente douce qui s’enroule autour de grandes étagères en bois enveloppées de polycarbonate. 

Immeuble de logements ZAC Rive de Seine (2011)

Implanté à Boulogne-Billancourt, dans la Zone d’aménagement concerté Rive de Seine, cet immeuble de 143 logements dispose d’une implantation exceptionnelle en balcon sur le grand parc du Trapèze, avec vue sur les collines de Meudon. L’immeuble est un corps de bâtiment linéaire composant le front de parc en formant « un paquebot » dirigeant sa proue sur l’espace public, et deux tourrettes articulées avec le corps principal dans le cœur d’îlot. La construction est une structure béton vêtue d’une peau en bardage translucide qui assure l’isolation par l’extérieur. Le bâtiment favorise le maximum de logements traversants et offre aux habitants un confort de vie en été et en demi-saison par la mise en place de puits canadiens. Au Sud, la protection solaire est assurée par des volets mobiles qui renforcent l’idée que le balcon est aussi un espace à vivre. 

Maison de l’Inde de la Cité universitaire internationale de Paris (2013)

L’extension de la Maison de l’Inde de la Cité universitaire internationale de Paris est une construction nouvelle sur le site. La première depuis 1969. Il s’agit du premier bâtiment de sept étages en structure bois et noyau béton réalisé en France. Un projet inspiré de l’architecture de Doschi (Prix Pritzker 2018) où chaque détail (de grands balcons très profonds, une cuisine-salle à manger à chaque étage, meubles intégrés, peintures warli…) est attaché à la vie sociale et au confort des étudiants.

Euralille (2019)

Le programme Ekla est un programme mixte de la ZAC du Centre international d’affaires des gares de Lille, aujourd’hui connue sous le nom d’Euralille. Il se compose d’un immeuble de bureaux (Ekla Business), ressemblant à un trapèze aux parois inclinées, et d’une résidence de 107 logements (Ekla Life) composée de deux plots de moyenne hauteur et d’une tour de dix-sept étages. Au milieu, un jardin et une voie piétonne traversante, lieu de bien-être qui agit tel un « filtre » entre les bureaux et les habitations. Ce projet illustre une nouvelle fois un travail approfondi sur la densité et la relation avec l’extérieur. 

Trois autres prix et une mention spéciale décernés

Quatre autres récompenses ont également été attribuées. Le Prix jeune femme architecte récompense cette année un trio de femmes : Stéphanie FranceschiMarie Fade et Caroline Mangin, cofondatrices de l’agence marseillaise Oh!Som. Le Prix œuvre originale est attribué à Cathrin Trebeljahr pour son projet Réhabilitation et extension de l’ancienne préfecture de Versoix près de Genève, en Suisse. La mention spéciale œuvre originale est donnée à Sophie Denissof de l’agence Castro Denissof Associés pour sa tour Habiter le ciel à Aubervilliers (93) et pour son parcours professionnel. Anna Heringer (Allemagne) et Benedetta Tagliabue (Espagne), ex aequo, reçoivent chacune le Prix international pour leur parcours et leur œuvre respective. 

Au total, plus de quatre cent soixante-dix femmes architectes se sont cette année portées candidates présentant quelque mille cinq cents projets… Traditionnellement organisée au Pavillon de l’Arsenal à Paris, la cérémonie de remise des prix s’est exceptionnellement cette année tenue en visioconférence retransmise en live sur la page Facebook de l’ARVHA. 

Report de l’ouverture de la Collection Pinault à la Bourse de commerce de Paris

Bourse de commerce à Paris, Kansei TV

© Tadao Ando Architect & Associates, NeM / Niney & Marca Architectes, Agence Pierre-Antoine Gatier, Setec Bâtiment.

L’événement devait avoir lieu le week-end du 13 et 14 juin prochain et était attendu par tous les amateurs d’art contemporain et d’architecture. L’ouverture au public de la Collection Pinault à la Bourse de commerce de Paris est reportée au mois de septembre « en raison de la crise sanitaire actuelle ». Un contexte qui rend en effet impossible de mettre en œuvre les dernières opérations préalables à une ouverture « dans les conditions souhaitées et les délais prévus ».

Il faudra donc attendre la rentrée pour découvrir la nouvelle enceinte ronde de la Bourse de commerce réhabilitée par l’architecte japonais Tadao Ando. Le projet aura nécessité un peu plus de deux ans de travaux et la collaboration de trois autres architectes. Pierre-Antoine Gatier, architecte en chef des monuments historiques, l’édifice bénéficiant de protections au titre des monuments historiques. Et deux jeunes architectes français, Lucie Niney et Thibault Marca, créateurs de l’agence NeM.

Un lieu à la fois historique et contemporain

Bourse de commerce de Paris, Kansei TV

Photos Maxime Tétard. Courtesy Bourse de Commerce – Pinault Collection. © Tadao Ando Architect & Associates, NeM / Niney & Marca Architectes, Agence Pierre-Antoine Gatier, Setec Bâtiment.

Bourse de commerce, Kansei TV

Grâce à leur intervention, l’édifice de la Bourse de commerce de Paris va connaître un nouveau souffle. Ancienne halle au blé à ciel ouvert construite au XVIIIe siècle par l’architecte Nicolas Le Camus de Mézières, coiffée de la première coupole en fer et fonte de grande portée conçue par l’architecte François-Joseph Bélanger et l’ingénieur François Brunet en 1812 et recomposée en Bourse de commerce par l’architecte Henri Blondel en 1889, le lieu est chargé d’histoire. Pour Tadao Ando, l’enjeu était multiple. Il fallait non seulement imaginer un parcours d’exposition cohérent avec la structure de l’édifice, mais aussi restaurer et révéler les différentes étapes de vie du bâtiment. Le tout en insufflant une touche contemporaine à l’ensemble pour répondre aux exigences de modernité du projet.

Un projet ambitieux et spectaculaire

« En hommage à la mémoire de la ville, gravée dans les murs de la Bourse de commerce, j’ai créé un nouvel espace qui s’emboîte à l’intérieur de l’existant pour revitaliser l’ensemble du volume qui sera dédié à l’art contemporain. L’architecture comme trait d’union entre le passé, le présent et le futur. » Tadao Ando.

La réponse architecturale du maître japonais est ambitieuse et audacieuse. Son projet est radical tout en suivant scrupuleusement les repères architecturaux et historiques de l’édifice. Encore une fois, l’architecte démontre sa capacité à concilier le respect des traditions et les exigences de la modernité. L’extérieur du bâtiment et ses éléments classés – façades intérieures, verrières, peintures – ont été́ restaurés dans le respect de leur état historique. L’intérieur a été́ enrichi spectaculairement par la création d’un ouvrage architectural de forme circulaire. Tadao Ando a imaginé un cylindre en béton lisse, de neuf mètres de haut et trente mètres de diamètre, qui s’emboîte à l’intérieur de l’espace existant. Les volumes ainsi réorganisés donnent naissance à un espace d’exposition central sous la coupole et à une zone de circulation en coursive desservant les parties ouvertes au public, notamment les salles d’exposition en périphérie sur trois niveaux.

Au total, 7 700 m2 seront accessibles dont 3 000 pour les expositions de la collection Pinault, à savoir près de trois mille œuvres des années 1960 à nos jours. Le bâtiment abrite également un restaurant au dernier étage – confié aux chefs aveyronnais Michel et Sébastien Bras – et un auditorium de trois cents places en sous-sol. Le musée pourra accueillir simultanément quelque deux mille visiteurs.

Retour sur un parcours exceptionnel

Tadao Ando, Kansei TV

© Henry Roy.

La reconversion de la Bourse de commerce est, à ce jour, la plus importante réalisation confiée à Tadao Ando en France. Mais l’architecte japonais a déjà participé aux autres projets de musées entrepris par François Pinault à Venise. La rénovation en 2006 du Palazzo Grassi, complétée en 2013 de son auditorium, le Teatrino, et la réhabilitation de la Pointe de la Douane en 2009.

Au Japon, l’architecte autodidacte est à l’origine de nombreux projets à Osaka, sa ville natale, mais aussi à Tokyo ou encore Kobe. La renommée de Tadao Ando est aujourd’hui internationale et lui a valu de recevoir de nombreuses distinctions parmi lesquelles le prestigieux prix Pritzker en 1995.

Des récompenses qui saluent son style parfaitement reconnaissable. Tadao Ando privilégie les formes géométriques simples (cercle, carré ou rectangle) avec une prédilection pour le béton brut, qu’il travaille afin d’obtenir des aspects lisses, brossés ou vernis. Il aime le voir changer avec le temps et capter la lumière. Par l’économie de moyens et le dépouillement qui les caractérise, ses œuvres s’inscrivent dans le sillage d’une certaine tradition japonaise tout en s’inspirant des styles occidentaux de Le Corbusier, du Bauhaus ou encore de l’architecte américain Louis Kahn.

Pour compléter votre information, visitez les différents projets de Tadao Ando.

Le Prix de la femme architecte 2019 décerné à Dominique Jakob

Organisé depuis 2013 par l’Association pour la recherche sur la ville et l’habitat (ARVHA), le Prix femmes architectes s’adresse aux femmes architectes exerçant en France et inscrites au Conseil national de l’ordre des architectes. Cette distinction entend défendre le rôle des femmes dans le monde de l’architecture et du bâtiment. Son ambition est ainsi « de mettre en valeur les œuvres et les carrières de femmes architectes, afin que les jeunes femmes architectes puissent s’inspirer des modèles féminins existants, et d’encourager la parité dans une profession à forte dominante masculine. »

Pour cette septième édition, Dominique Jakob de l’agence parisienne Jakob + MacFarlane remporte le Prix de la femme architecte 2019 décerné en décembre au Pavillon de l’Arsenal, à Paris. Trois autres récompenses ont également été attribuées à Marie Perin (Jeune femme architecte), Fabienne Bulle (Œuvre originale) et Francine Houben (Prix international). Au total, quatre cents femmes architectes se sont cette année portées candidates présentant quelque mille quatre cents projets… Dominique Jakob a quant à elle fait le choix de présenter au jury cinq réalisations.

La Cité de la mode et du design à Paris (2008)

Cité de la mode et du design, Dominique Jakob, Prix femme architecte 2019, Kansei TV

© Jakob + MacFarlane/Nicolas Borel.

La Cité de la mode et du design a été réalisée dans les anciens édifices des Docks de Paris. Inspiré par les flux de la Seine et ceux des promenades sur les berges du fleuve qui mènent jusqu’aux nouveaux quartiers de Seine Rive Gauche, le projet transforme le bâtiment industriel en mettant en relief son ossature en béton originelle datant de 1907. Une nouvelle enveloppe constituée d’une structure tubulaire métallique et de verre sérigraphié, baptisée plug-over, vient protéger la construction existante et les nouvelles fonctions greffées sur celle-ci. Cette nouvelle peau extérieure permet non seulement d’exploiter au maximum l’enveloppe du bâtiment mais aussi de mettre en place un espace public fluide et continu. Le bâtiment prolonge ainsi les promenades publiques en surplomb au-dessus de la Seine jusqu’à sa grande terrasse panoramique.

Les cent logements Hérold à Paris (2008)

Logements Hérold, Dominique Jakob, Kansei TV       Logements Hérold, Dominique Jakob, Kansei TV

Les cent logements Hérold est une réhabilitation de la parcelle de l’ancien hôpital Hérold dans le 19earrondissement de Paris. Dans le but de concevoir des logements sociaux de qualité, le projet s’est inscrit dans une démarche écoresponsable. Sur un terrain en pente, les trois immeubles aux plans verticaux octogonaux et aux plans horizontaux ondulants composent une réelle scénographie urbaine. Possédant un jardin intérieur, ces logements sociaux ont été conçus pour offrir à leurs occupants un mode de vie de qualité. Chaque habitation bénéficie ainsi de larges ouvertures extérieures permettant un apport de lumière naturelle et possède un balcon pour pouvoir profiter au maximum de l’orientation vers le sud.

Le Cube Orange à Lyon (2010)

Cube Orange, Dominique Jakob, Prix femme architecte 2019, Kansei TV      Cube Orange, Dominique Jakob, Prix femme architecte 2019, Kansei TV

Le Cube Orange se dresse dans le quartier des Docks de Lyon, sur les rives de la Saône. Abritant le siège social du promoteur immobilier Groupe Cardinal et un showroom de design contemporain, le bâtiment est conçu comme un cube orthogonal découpé par un grand vide répondant aux besoins de lumière, de circulation d’air et de vues. Ce cube évidé est revêtu d’une seconde peau d’aluminium perforée faisant référence au minium, couleur industrielle récurrente sur les sites portuaires. Le dernier étage est traité en retrait avec une grande terrasse depuis laquelle on peut apprécier tout le panorama de Lyon, la Fourvière et Lyon-Confluence.

Les Turbulences, Frac Centre à Orléans (2013)

Frac Centre Orléans, Dominique Jakob, Prix femme architecte 2019, Kansei TV

© Jakob + MacFarlane/Roland Halbe.

Le nouveau Frac Centre (Fonds régional d’art contemporain) est construit à Orléans sur le site des subsistances militaires. Cette opération de réhabilitation des anciens bâtiments datant du XIXe siècle s’accompagne de la création d’une nouvelle structure décomposée en trois excroissances de verre et d’acier appelées les Turbulences. Intégralement conçue au moyen d’outils numériques, cette architecture est recouverte d’éléments tous uniques : panneaux extérieurs en aluminium pleins ou perforés, et intérieurs en bois. Le projet a été nominé au prix de l’Équerre d’Argent en 2013 et a reçu la mention spéciale aux A+ Awards en 2014.

Le siège social d’Euronews à Lyon (2014)

Siège Euronews, Dominique Jakob, Prix femme architecte 2019, Kansei TV

© Jakob + MacFarlane/Nicolas Borel.

Ce projet a été conçu en 2005 pour le même concours que le Cube Orange déjà construit sur la rive de la Saône. Les deux bâtiments ont été désignés de sorte qu’ils puissent être vus par le public le long des quais comme un ensemble de bâtiments affichant des morphologies différentes mais néanmoins en dialogue. Conçu comme un immense parallélépipède, le Cube Vert est creusé dans son épaisseur par deux formes coniques qui libèrent des vides spectaculaires au sein de la masse construite. Ces dernières prennent base au cœur du bâtiment pour s’ouvrir largement sur la façade vers le fleuve et ouvrir la vue au maximum. Ces atriums sont également imaginés comme deux yeux gigantesques sur le fleuve et son environnement. Symboliquement, les yeux représentent également ceux d’Euronews, récepteurs abstraits, capturant les événements du monde qui nous entoure.

Dominique Jakob, Kansei TV

Dominique Jakob, Prix de la femme architecte 2019 succède à sa consœur Nicole Condorcet récompensée en 2018. © Alexandre Tabaste.

À propos de Dominique Jakob

Dominique Jakob est diplômée de l’École d’architecture Paris-Villemin (1991) et titulaire d’une licence en histoire de l’art. Elle enseigne à l’École d’architecture Paris-Villemin et Paris-Malaquais de 1994 à 2004, à l’École spéciale d’architecture, ainsi qu’au Southern California Institute of Architecture de Los Angeles en 2018. Dominique Jakob est également membre titulaire de l’Académie française d’architecture depuis 2016. Avec Brendan MacFarlane, elle fonde en 1998 l’agence Jakob + MacFarlane qu’ils orientent ensemble « comme un laboratoire expérimental en architecture tourné autour de la transition environnementale et la culture du numérique. » Trois ans plus tard, elle devient Officier des arts et des lettres. De 2012 à 2018, Dominique Jakob est choisie par la Ville de Toulouse comme architecte conseil auprès des services de l’urbanisme.

Le palmarès du Prix Architecture Occitanie 2019 dévoilé

Le prix de l’architecture Occitanie.

Récompensant des bâtiments conçus en région Occitanie et/ou réalisés par des architectes inscrits en région Occitanie, le Prix Architecture Occitanie est organisé tous les deux ans par la Maison de l’Architecture Occitanie-Pyrénées en collaboration avec l’Ordre des Architectes Occitanie et la Maison de l’Architecture Occitanie-Méditerranée. Ce concours a pour objectif de valoriser la création architecturale contemporaine de qualité de notre région et la diversité des projets construits. Le palmarès du Prix Architecture Occitanie 2019 a été dévoilé le 28 novembre à l’occasion des Rendez-vous de l’Architecture d’Hiver organisés à Toulouse. Une centaine de candidats ont participé à cette 10e édition.

Prix du jury : deux projets ex-aequo pour deux expressions de l’architecture contemporaine

 

Extension et restructuration de la cave viticole du lycée professionnel Charlemagne de Carcassonne (11)

Architectes : Passelac et Roques

Maîtrise d’ouvrage : Languedoc-Roussillon Aménagement pour le compte de la région Occitanie

lycée Charlemagne Carcasonne, prix du jury architecture Occitanie 2019, Kansei

© C. Cornut.

lycée Charlemagne Carcasonne, prix du jury architecture Occitanie 2019, Kansei

© C. Cornu

Avec le château et les remparts de la cité de Carcassonne pour toile de fond, l’extension de la cave viticole du lycée Charlemagne parvient à l’équilibre entre la nécessaire intégration et l’expression contemporaine. Accolée au bâti traditionnel, l’adjonction en reprend la volumétrie, jouant même parfois d’effets de symétrie. Ses toitures de tuiles à deux pentes et ses façades ocre viennent parfaire cette insertion.

 

Construction d’un immeuble de bureaux pour STELIA Aerospace à Colomiers (31)

Architectes : PPA

Maîtrise d’ouvrage : 3R

bureaux STELIA Aerospace, prix du jury architecture Occitanie, Kansei

© Philippe Ruault.

Bureaux STELIA Aerospace, prix du jury architecture Occitanie 2019, Kansei

© Philippe Ruault

 

Réunissant la direction et les équipes toulousaines de STELIA Aerospace, ce bâtiment constitue une variation sur le thème codifié de la production de surfaces tertiaires contemporaines, proposant la réalisation de plus de 15 000 m2 de surface de plancher sur sept niveaux. Les plateaux y sont conçus comme des espaces neutres, flexibles et disponibles, optimisant circulations et services communs. Évitant de produire un bâtiment-barre impliquant des plateaux trop homogènes, le projet s’organise en bandes parallèles qui glissent et s’étirent, verticalement et horizontalement. L’ensemble tient son unité des murs rideaux de verre sombre de ses façades longitudinales et de ses pignons revêtus d’aluminium anodisé gris argent.

Prix public

Pour la première fois cette année, le public a pu élire en ligne son projet favori. Le Prix Public Architecture Occitanie 2019 a ainsi été décerné au cabinet toulousain d’architecture PPA Architectes associé à l’agence parisienne Encore Heureux pour leur projet de salle polyvalente en structure bois de Pratgraussals à Albi (81). Le prix a été remis à l’occasion de l’Avant-première Cour Baragnon à Toulouse le 18 octobre 2019.

salle polyvalente Pratgraussals Albi, prix public architecture Occitanie 2019, Kansei

© C. Cornut.

Mentions

Cinq mentions ont été attribuées par le jury pour mettre en lumière des réalisations illustrant l’audace et l’engagement dont ont fait preuve architectes et maîtrise d’ouvrage.

 

Abricoop, mention prix architecture Occitanie 2019, Kansei

© Stéphane Brugidou.

Abricoop, Toulouse (31)

Architecte : Seuil architecture

Architecte associé : A&A Bruno Marcato

Maîtrise d’ouvrage : Coopérative Abricoop et la SA Les chalets

Co-construction de dix-sept logements coopératifs avec et pour la coopérative d’habitants Abricoop, implantés dans l’écoquartier de la Cartoucherie à Toulouse. Une opération d’habitat participatif dont l’ambition est de répondre à des demandes collectives à l’échelle de l’immeuble ainsi qu’aux demandes individuelles des dix-sept familles.

centre entretien Chaum, mention prix architecture Occitanie 2019, Kansei

© Kevin Dolmaire.

 

Centre d’entretien et d’intervention, Chaum (31)

Architecte : Prax Architectes

Architecte associé : Atelier d’Architecture Pierre-Édourad Verret

Maîtrise d’ouvrage : Direction interdépartementale des routes du Sud-Ouest (DIRSO)

Pour intégrer ce programme dans le paysage montagneux de Comminges, les concepteurs se sont inspirés de l’organisation traditionnelle des fermes locales et ont usé de matériaux naturels et peu transformés, le bois et la pierre.

 

maison de santé Prayssac, mention prix architecture Occitanie 2019, Kansei

© aafm.

Maison de santé pluri-professionnelle, Prayssac (46)

Architecte : atelier d’architecture Franck Martinez

Maîtrise d’ouvrage : Communauté de Communes de la Vallée du Lot et du Vignoble

Plusieurs professionnels de santé sont installés dans ce bâtiment construit en deux ailes encadrant un petit jardin clos. Bâtie en murs épais de pierre massive et béton surmontés par une toiture en béton préfabriqué creusée de voûtes, la maison de santé offre un volume sobre et soigné.

 

théâtre de plein air Liausson, mention prix architecture Occitanie 2019, Kansei

© Marie-Caroline Lucat.

Théâtre de plein air, Liausson (34)

Architecte : Maxime Rouaud

Maîtrise d’ouvrage : Mairie de Liausson

À Liausson, village de quelque cent cinquante habitants, le parking en face de la mairie est aussi devenu un théâtre de plein air. Une scène sur laquelle le public peut prendre place sur des gradins réalisés en blocs massifs de pierre de comblanchien. Le jury a souhaité distinguer cette réalisation exemplaire de l’engagement d’une petite commune à valoriser son espace public.

 

pavillon Toulouse 2030, mention prix architecture Occitanie 2019, Kansei

© Maxime Delvaux.

Pavillon éphémère Toulouse 2030, Toulouse (31)

Architectes : Benjamin Lafore et Sébastien Martinez-Barat (MBL)

Maîtrise d’ouvrage : Association Toulouse 2030

L’exposition Toulouse 2030 organisée pendant trois jours en octobre 2018 a accueilli sur la place du Capitole quelque 10 000 Toulousains. L’événement était hébergé sous une structure légère et temporaire de plus de 1 000 m2 presqu’aussi longue que le Capitole lui-même. Monté sur quinze portiques d’aluminium inclinés et couvert de toile translucide et de textile miroir, ce grand toit a su générer un espace de rencontres publiques, une vaste agora.

 

 

 

Le Belaroïa : le bijou de Montpellier de Manuelle Gautrand

L’agence Manuelle Gautrand Architecture a livré en septembre le Belaroïa, bijou en occitan, une opération mixte en plein cœur de Montpellier. © Luc Boegly.

 

Le premier bâtiment de la ZAC Nouveau Saint-Roch de Montpellier a été livré en septembre dernier. Le Belaroïa, bijou en occitan, signé par Manuelle Gautrand est un véritable écrin à l’architecture contemporaine. Pour cette opération, la ville a encouragé une forte mixité traduite par un projet hybride. Le complexe imaginé par l’architecte Manuelle Gautrand comprend ainsi plusieurs lieux de vie.

Deux hôtels, le Golden Tulip (quatre étoiles) et le Campanile Montpellier Centre (trois étoiles), mais aussi un business center, un restaurant bistronomique Chez Delagare, un bar à cocktail et sa terrasse, un espace de spa et de bien-être… Et douze appartements de prestige dans les étages supérieurs du bâtiment. De véritables villas sur le toit avec terrasse solarium offrant un ensoleillement maximal et une vue panoramique exceptionnelle, et pour certains équipés de cuisine d’été et de bassin de nage.

Un bijou de technicité

© Luc Boegly.

© Luc Boegly.

Le Belaroïa est constitué d’un volume de six étages qui se plie à angle droit puis s’élève de quatre niveaux et se retourne sur lui-même pour venir se poser sur le volume inférieur. Avec ce grand pliage, le projet de Manuelle Gautrand ne possède ni façades principales ni façades arrière. Il est une boucle continue de programmes qui se succèdent, tous enveloppés par une matérialité claire et homogène.

« La petite taille de la parcelle nous a incités à superposer les fonctions, littéralement les unes au-dessus des autres, tout en mutualisant quelques circulations verticales entre les programmes. »

L’ensemble du bâtiment est unifié par une résille d’acier laqué blanc, plus ou moins ajourée, à la manière d’un moucharabieh. Pièce majeure du Belaroïa, la terrasse en belvédère constitue un vide autour duquel les pleins s’enroulent. Posée sur un podium regroupant les entrées, elle est entourée par les deux hôtels et surplombée par les logements.

Manuelle Gautrand, Kansei TV

© Joelle Dolle.

À propos de Manuelle Gautrand

Lauréate de dizaines de prix d’architecture, les projets de Manuelle Gautrand sont régulièrement salués par la profession. Un parcours exceptionnel récompensé entre autres en 2017 par le prestigieux prix européen d’architecture décerné pour la première fois à une femme.

À redécouvrir sur Kansei TV en cliquant ici.

Le canal du Midi recouvert devant la gare Matabiau

La plateforme en bois qui recouvre partiellement le canal du Midi devant la gare Matabiau est désormais visible par tous… Mais pas encore accessible. Imaginée par l’urbaniste catalan Joan Busquets, cette couverture fait ainsi disparaître les poutrelles de béton largement décriées qui recouvraient jusqu’à présent l’écluse Bayard. Un aménagement réversible – pour permettre d’éventuelles interventions sur l’écluse même – qui élargit le parvis historique de la gare lui aussi en travaux jusqu’à la fin de l’année 2019. Les piétons pourront donc emprunter cette large passerelle de bois pour traverser le canal en direction du centre-ville par la rue Bayard récemment rénovée.

Le recouvrement partiel du canal du Midi devant la gare Matabiau est une nouvelle étape de franchie dans le cadre du projet Toulouse EuroSudOuest(TESO) porté par la société publique locale d’aménagement Europolia consistant à remodeler le quartier de la gare au cours des dix prochaines années. C’est le plus grand projet urbain à venir de la métropole. Il concerne 135 hectares de superficie réaménagés en bureaux (300 000 m2), logements (160 000 m2), commerces et équipements publics autour de l’emblématique Tour Occitanie qui culminera à 150 mètres de haut (livraison prévue en 2022).

Photo Agence BAU.

Retrouvez les vidéos sur le projet de réaménagement global de la ville de Toulouse présentées par Joan Busquets. Ici.

Bâtiment THALES: Lauréat Pyramides d’Argent 2017

Le concours régional des Pyramides d’argent organisé par FPI OCCITANIE Toulouse Métropole, récompense les programmes immobiliers régionaux répondant à des critères de performance thermique, d’intégration environnementale, de durabilité, d’esthétique et d’innovation. Le bâtiment THALES à Labège a obtenu « le prix de l’immobilier d’entreprise » avec Pitch promotion et l’agence d’architecture- LCR architectes.

Retrouvez la vidéo de Thales diffusée en mars 2017.

Cet immeuble de bureaux a répondu aux qualités esthétiques, innovantes en termes d’équipements, de conception et d’usages… Ses forces : un espace de travail ouverts et flexibles offrant des services comme un restaurant d’entreprise, des vestiaires et douches pour les employés sportifs, un stationnement dédié et une vue dégagée sur l’extérieur.

Prochaine étape remporter les Pyramides d’Or délivrées le 05 ou 06 juillet prochain à Paris !

Promis, on vous tiendra au courant…

Réalisé par : La Collab